On assiste depuis quelques temps à une radicalisation des religions... On cite souvent l'islamisme, mais sous de nombreux points, l'église catholique n'est pas en reste. La doctrine professée par Benoit XVI est souvent déroutante, radicale, contraire aux principes de la vie contemporaine.

Non contente d'avoir il y a quelques jours levé l'excommunication des évêques de la Fraternité Saint-Pie X, qui compte parmi eux un révisionniste notoire, Monseigneur Williamson, l'église catholique réitère cette semaine. L'information a été confirmée aujourd'hui, en ce jour de la journée de la femme. Un évêque Brésilien a excommunié la mére d'une fillette de neuf ans, ayant pris la décision de faire avorter sa fille tombée enceinte de jumeaux après avoir été violée par son beau père. Notons qu'au brésil, l'avortement n'est autorisé qu'en cas de viol ou de danger vital pour la mère et les enfants. Hors, à 9 ans, enceinte de jumeaux, le pronostic vital est clairement engagé. Pour aller jusqu'au bout, l'équipe de médecin venue au secours de cette fillette a elle aussi été excommuniée. Le Vatican a confirmé et soutenu la décision. Le cardinal Giovanni Battista Re a déclaré que "les jumeaux qu'elle portait avaient le droit de vivre ... Il faut toujours protéger la vie, l'attaque contre l'église brésilienne est injustifiée".

J'ai franchement de grosses inquiétudes sur la direction prise par l'église catholique dirigée par Benoit XVI. Ce n'est pas en se radicalisant que le discourt de l'église sera plus audible, et qu'elle pourra inviter plus d'adeptes à suivre ses préceptes.

La peinture qui accompagne cet article a pour titre "La cruche cassée", de Jean-Baptiste Greuze. Elle est exposée au musée du Louvre. Cette peinture représente une petite fille, le regard vide, qui vient de perdre son innocence. Jeune fille, la robe défaite, un sein dévoilé, ses mains à hauteur de son sexe, un regard triste. Il n'y a décidément pas que la cruche qui est cassée...